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 Tu es morte, mon poussin ? || Juliet

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D. Cilian McHale

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MessageSujet: Tu es morte, mon poussin ? || Juliet   Dim 21 Nov - 21:29



Qu'est-ce qu'il foutait là ? Lui aussi, sur le coup, il se le demandait. Assis dans une salle d'attente bondée de patients en tout genre, aux mines fatiguées et pâles, il ne se sentait pas à son aise. Service des urgences : et ça n'était pas la première édition ! Un peu plus, et Cilian pouvait peut-être même prétendre qu'on le reconnaissait lorsqu'il franchissait le seuil de la porte. Non pas pour lui, car dans ses malheurs il avait toujours une chance de cocu ! Mais bien pour la personne qu'il conduisait de temps à autres jusqu'ici. Bien souvent, il s'agissait de sa recrue munie de deux pauvres neurones bien amochés. Brûlures, entorses, coupures trop profondes pour être traitée à l'aide d'une simple trousse de secours... Bref, il avait probablement fait tous les étages de cette hôpital. Il lui restait la neurologie, mais ça n'allait pas tardé vu le spécimen qu'il avait, avec un véritable pète au casque ! Mais là, pas de recrue, pas de demeuré à charge... Juste une jolie brune, un peu -je suis sympa- maladroite et tête en l'air ; sur son nuage, tout près de la lune !

En effet, il était là pour Juliet. Lorsqu'on connaissait la jeune femme, on ne pouvait pas vraiment s'en étonné. Pourtant, il ne l'avait pas vu venir celle-là ! Partant avec la belle pour une mission de routine, des plus banales s'il on peut dire, il n'avait pas pensé un seul instant qu'il finirait le cul sur un fauteuil au rembourrage trop maigre, à attendre désespérément qu'on l'appelle. Ce n'est pas ce à quoi on pense quand on vous demande d'aller récolter des informations sur le terrain, sous couverture. Un jeu d'enfant, non ? On se glisse dans la peau d'un quelconque personnage, on s'affiche avec à son bras une jolie jeune femme, et c'est avec cette dernière que l'on mène à bien cette mission. Bref, rien de très acrobatique, ni de très éprouvant. Un peu de concentration, une comédie impeccable avec un scénario bien ficelé, et le tour était joué ! Enfin... En théorie ! C'était sans compter sur la maladresse de sa compagne, qui s'était royalement vautrée dans les escaliers. Il n'avait pas vu la chute... Par contre, il l'avait bien entendu. Etant passé devant pour rejoindre rapidement le parking souterrain de l'immeuble et récupérer discrètement leur véhicule pour filer, il s'était finalement demander comment elle avait pu se casser la figure de cette manière. « T'aurais dû te percher sur des talons un peu plus hauts, tu n'crois pas ? » avait-il lancé en venant à son secours, alors qu'elle se plaignait d'avoir très mal. Mal au point de carrément planter ses ongles dans son épaule lorsqu'il l'avait soulevé et déposé dans la voiture ! Si bien, qu'il avait laissé un ambulancier se faire se un plaisir de la sortir de la voiture. « Elle ne veut pas que je la touche... » -avait-il prétendu pour que quelqu'un se déplace.

« Monsieur ? - Cilian tourna la tête en direction du guichet d'accueil. On lui fit signe de venir, puis on lui désigna rapidement une infirmière, qui l'attendait sagement derrière des portes vitrées. Il s'en approcha et ces dernières s'ouvrir. Dans ce coin là, ils étaient bien protégés. Sait-on jamais si un détraqué en manque de morphine venait à se pointer ici, et pétait un câble à cause de l'attente. - Votre amie va bien... » -commenta l'infirmière, pensant sans doute avoir à faire au réel compagnon de la patiente. Cilian esquissa un léger sourire, mais n'ajouta rien, la suivant jusqu'au lit sur lequel ils avaient installé Juliet.
« Charmant ! » - lança le jeune homme en arrivant à la hauteur de sa coéquipière, désignant d'un signe de tête ce qui lui maintenait désormais la cheville. Entorse ? Fracture ? Il ne savait pas quoi lui souhaiter. La première serait plus facile à guérir... Et aussi moins longue. Mais la seconde la contraindrait à rester au QG, ce qui en soit assurait aussi sa sécurité ; et cela, sans la froisser !

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Juliet Ainsworth

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MessageSujet: Re: Tu es morte, mon poussin ? || Juliet   Jeu 25 Nov - 21:34

    They gotta get out but they don't know how
      So they're waiting and waiting in a creepy creepy house.
Spoiler:
 

« Cilian, tu sais que tu peux garder tes commentaires pour toi. » Rugit Juliet en croisant les bras, les lèvres pincées et les paupières plissées. La cheville étroitement enveloppée dans un bandage élastique, la jeune femme avait tout de la digne héritière de Robocop. Bite my shiny metal ass. L’hôpital n’avait pas changé depuis sa dernière visite qui remontait à quelques mois. Les murs étaient toujours dénués de couleur vive et les chaises qui bordaient le comptoir d’accueil étaient tout bonnement immondes cependant on s’y faisait, même si l’odeur qui traînait dans le bâtiment aurait pu faire gerber un macchabée. A travers l’épais brouillard édulcoré qu’avait provoqué la douleur de son entorse, elle avait cru comprendre que les infirmiers n’étaient en aucun cas étonnés de la voir ici – une nouvelle fois. Ainsi soit-il, ils la prenaient tous pour une sorte de casse-cou attardée qui trépignait d’impatience à l’idée de plonger du haut d’un pont sans parachute. Cilian s’était mis en retrait, histoire de rester en vie.

En retrait. Il avait bien fait. En s’écrasant au sol, Juliet avait dû attendre au moins une bonne minute (horreur) avant qu’il ne se dirige vers elle, l’air blasé et quelques petites remarques cinglantes au bout de ses lèvres rosées. Ce qu’il pouvait l’agacer, surtout dans les moments les plus effroyables de sa si paisible existence. Et voilà le résultat. S’il avait pris un peu plus soin de sa coéquipière, elle n’aurait sans doute pas atterri dans ce lit aux allures clairement impersonnelles. Tout était de la faute de Cilian. Maintenant Juliet ruminait sans arrêt sa peine, coincée sur ce matelas trop dur sous des draps trop irritants. « Je n’ai qu’une entorse, heureusement. Je peux sortir aujourd’hui. » S’exclama joyeusement la jeune femme en se massant la nuque de ses deux mains, un fin sourire étirant ses lèvres. « J’espère au moins que tu joueras mon chauffeur. Je ne peux pas conduire avec ma cheville dans cet état-là… » Siffla la demoiselle d’un ton sans appel en toisant son collègue avec dédain.

Dans l’esprit de Juliet, à défaut d’être un agent hors du commun elle se trouvait absolument formidable. C’est dire à quel point elle se trouvait loin de la vérité. Elle ne pouvait pas bouger sans provoquer la moindre petite catastrophe et elle n’était pas en mesure de regarder la réalité en face tant elle était subjuguée par sa prétendue force digne de James Bond.
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D. Cilian McHale

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MessageSujet: Re: Tu es morte, mon poussin ? || Juliet   Mar 30 Nov - 14:01

Et merde, elle n'avait qu'une entorse ! Comment ça, c'est pas cool ? C'était pour Cilian que ça ne l'était pas oui ! Elle allait lui faire une crise pour pas grand chose, et en plus de cela, elle allait rapidement s'en remettre et donc tout aussi rapidement se remettre en danger. Allongée sur ce lit, elle lui donnait presque envie de rire. Combien de fois avait-il assisté à de pareilles scènes ? Il ne les comptait plus... Voir la jeune femme accompagnée d'un médecin, ou d'une infirmière n'était pas rare. C'était un petit boulet sur pattes, qui s'attirait tout un tas de problèmes sans s'en rendre compte. On pouvait avoir la poisse, Cilian en savait quelque chose ! Mais généralement on en prenait rapidement conscience. Juliet trouvait toujours le moyen de rejeter la faute sur quelqu'un d'autre. Si elle trébuchait, c'était parce qu'on l'avait distraite, ou encore parce qu'on lui avait fait un croche-pied (bien souvent imaginaire)... Si elle chutait, comme cette fois-ci, il s'attendait à l'entendre se plaindre et l'accuser, lui, de ne pas avoir fait suffisamment attention à elle. A tous les coups ça allait être ça !

Sa seconde réplique eut pour effet d'étirer les fines lèvres du jeune homme, l'amenant à esquisser ce qui pouvait paraître comme étant un sourire quelque peu forcé. Non pas que lui servir de chauffeur le dérangeait vraiment, mais c'était le regard qui accompagnait la requête, ainsi que ces intonations qui avait le don de l'irriter. Comme si c'était un dû... Lui avait-il demandé de se percher sur des échasses pour accomplir cette mission ? Si encore elle avait su marcher correctement avec... La ligne droite, elle maîtrisait ; quelques demi-tours et virages aussi... Mais alors les escaliers, c'était à revoir !
« Je serais tenté de te laisser à la merci d'un chauffeur de taxi au physique ingrat et démuni de toute once de politesse, ou encore ici ; mais non... Je te conduirai où tu voudras. Dans la limite du raisonnable ! » -se permit-il d'ajouter, préférant la prévenir qu'il ne serait pas non plus à son service à toute heure du jour et de la nuit. Il voulait bien porter le chapeau pour lui faire plaisir, assumer les pseudo responsabilités de cette chute -alors qu'il n'en était rien puisqu'il ne l'avait pas touché... Ce qui était sans doute ce qu'elle parviendrait à lui reprocher- mais il n'allait pas devenir son esclave... Oui, car il doutait qu'elle allait le payer pour tenir un volant à sa place...

A force de la côtoyer, il avait appris à la connaître et doucement, il avait cerné son caractère et sa personnalité. Elle était carrément sur un petit nuage, et c'était cette innocence qui semblait plaire à Cilian. Elle se prenait au sérieux, et aux vues des résultats c'était ce qu'il y avait de drôle chez elle. Ca ne passait en rien pour un surplus d'estime de soi et de vantardise, comme c'était le cas pour d'autres agents vaniteux à souhait. Elle se prenait pour une Wonder Woman, et enchainait les gaffes.
« Les médecins t'ont dit quand tu allais devoir revenir ? Quand je serais libéré ? » -demanda-t-il d'un air taquin.

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MessageSujet: Re: Tu es morte, mon poussin ? || Juliet   Lun 6 Déc - 22:27

    We like
      monster men.
Spoiler:
 

Dès qu’elle chutait, la jeune femme était intimement persuadée qu’on lui voulait du mal. Ses co-équipiers pouvaient être d’une impolitesse monstrueuse ou d’une maladresse incroyable. Pour Juliet, sa propre personne était exemplaire (et elle l’était… en quelque sorte, c’était une citoyenne modèle qui payait ses impôts et qui essayait d’agir à peu près correctement) et ses malheureux collègues étaient loin d’arriver à sa cheville douloureusement blessée. Elle se voyait comme une sorte de James Bond, sans ses James Bond Girls mais, en bikini avec un esquimau à la main qui suçotait sagement sa glace en attendant que quelque chose daigne se passer. Bref, un James Bond en attente. Hors-service pour l’instant. La jeune femme croisa les bras et évita soigneusement le regard de Cilian afin de le poser sur sa cheville bandée. Ce bandage lui rappelait vaguement sa première mission qui s’était soldée par quelques semaines en fauteuil roulant. L’angoisse devant la machine à cafés (en panne). La tourmente devant une pile de dossiers pas encore bouclés. Le fin filet de bave qui dégouline le long du menton devant les photos des personnes les plus recherchées du pays. Des personnes qui, par ailleurs, mourraient d’envie d’être arrêtées par Juliet (bien entendu) mais donc les espoirs étaient réduits à néant à cause d’une fatale rencontre entre une balle de Winchester et sa jambe qui traînait par là.

« Si je te demande de m’emmener au Burger King le plus proche, tu voudras bien m’y déposer, non ? Surtout si je te paye une consommation en guise de sincère remerciement. » S’exclama-t-elle joyeusement en pensant déjà à une grosse, que dis-je ? une énoooorme, portion de frites qui irait remplir son estomac douloureusement vide. Rien à faire et rien à dire, les compotes et les gelées dégueulasses de l’hôpital n’étaient franchement pas capables de la nourrir convenablement. Etirant le bras, elle pinça la joue de son collègue ; qu’il était mignon Cilian. Toujours à jouer le Prince Charmant – lorsqu’il oubliait son ironie et ses blagues vaseuses… mais J. n’en avait cure étant donné qu’elle avait toujours adoré les plaisanteries d’un goût douteux, trouvant amusant le fait de pouvoir rire de tout. Même du sexe. En somme, elle aurait pu être sa sœur jumelle tant ils se ressemblaient dans le fond. Même si Cilian allait beaucoup moins à l’hôpital que sa collègue.

« En ce qui concerne ta future libération, j’ai l’honneur de te dire que ton calvaire sera terminé dans un peu moins de trois semaines. » Siffla-t-elle en désignant sa cheville d’un bref mouvement de menton. « T’as pas à t’en faire. Je serai très sage, je te le promets. » Elle joignit ses mains comme si elle priait et ses paupières papillonnèrent quelques instants, devenant la parfaite représentation d’un ange sortant tout droit d’une peinture Italienne. « J’espère que tu penseras à moi lorsque tu achèveras la mission… j’peux pas te suivre avec des béquilles. » Juliet grimaça déjà à l’idée de s’endormir à travers une montagne de feuilles aussi peu intéressantes les unes que les autres.

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